Initiative à Résultat Rapide (IRR) Le MINEFOP fait la revue à mi-parcours

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Le mercredi 24 juillet 2013, s'est tenue dans la salle de conférences du MINEFOP sis à la rue CEPER ; la réunion d'évaluation à mis parcours de l'Initiative à Résultats Rapides. Ceci s'est fait sous la houlette du Ministre Zacharie PEREVET, en sa qualité de Leader Politique. En effet, l'équipe Initiative à Résultat Rapide (IRR ) du MINEFOP, installée le 17 mai dernier et composé d'un leader politique (le MINEFOP), d'un leader stratégique (Inspecteur Général de Service du MINEFOP), d'un Chef d'équipe (Inspecteur Général des Formation), de trois coachs , de trois membres et d'un rapporteur , avait cent (100) jour à compter de la date de leur installation pour mettre en œuvre la Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption afin d'impulser la dynamique de production des résultats dans des délais courts, dans le processus de réception, d'acquisition et d'octroi des bourses de formation professionnelle au MINEFOP.

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NOMINATION DE NOUVEAUX RESPONSABLES AU MINEFOP

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Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, son excellence Philémon Yang, vient de signer un décret portant nomination de nouveaux responsables au Ministère de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (MINEFOP). Parmi les grands changements, on note, la nomination de nouveaux responsables aux postes de Directeur de la Formation et de l'Orientation Professionnelle, Chef de Division de la Promotion de l'Emploi, Chef de Division des Affaires Juridiques, et un nouveau Conseiller Technique n°1.
Cliquez sur le lien ci-dessous pour télécharger l'intégralité du décret. 

Interview du ministre de l'emploi et de la formation professionnelle, son excellence Zacharie PEREVET, le jeudi 14 février 2013

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zach_interview2Dans son message à l'occasion de la 47e fête � � �� �� � dir� @ � llé votre département ministériel dans la formation et l'encadrement de certaines activités du secteur informel, et notamment les motos-taxis. Concrètement, comment entendez-vous vous y employer ?

Dans le cadre de la réorganisation du ministère de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (Minefop) du 28 décembre 2012, mon département ministériel est responsable de l'élaboration et de la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière d'emploi, de formation et d'insertion professionnelles. Il s'agit là d'une forte et sensible responsabilité puisqu'il est question de créer des conditions favorables à une grande insertion des désœuvrés.

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Vous comprenez pourquoi beaucoup de jeunes fondent tant d'espoir sur ce ministère dont nous avons la charge. L'interpellation du Chef de l'Etat vient même nous renforcer dans notre détermination à agir plus vite dans le sens souhaité et attendu. Nous entendons, à très court terme, procéder à l'identification et au recensement de ces motos-taximen en vue d'organiser à leur attention, en liaison avec les administrations techniques concernées, des sessions de formation adaptée. Une concertation avec ces administrations est prévue dans les tous prochains jours afin d'arrêter la stratégie la plus appropriée pouvant permettre une grande visibilité de ce secteur d'activité. Car nous voulons éviter de prendre des mesures provisoires. Les communes seront des acteurs de premier plan pour ce travail puisqu'elles serviront de cadre de formation à dispenser en conduite des motos. A la fin de la formation, chaque lauréat aura une carte professionnelle et un matricule permettant son identification.

A moyen terme, nous nous attèlerons à mettre en place le Comité d'appui au développement de l'emploi local (Cadel) comme préconisé par le DSCE afin de pouvoir capter les informations liées à cette activités et de mieux suivre les mesure qui seront prises dans le cadre l'assainissement de ce secteur.

Qu'est ce qui est envisagé par le ministère de l'emploi et de la formation professionnelle pour les autres activités du secteur informel ?

L'emploi informel est l'une des grandes préoccupations de mon département ministériel. Selon l'enquête EESI 2010, le taux de chômage au sens du BIT est estimé à 3,8% pendant que le chômage élargi est 5,7%. Ces faibles taux cachent cependant un sous-emploi préoccupant avec un taux qui se situe à 70,4%. En outre, le secteur informel absorbe la plus grande partie de la main d'œuvre avec plus de 90% d'actifs occupés qui y exercent. Face à cette situation, nous entendons apporter une nouvelle impulsion à notre action en 2013. Le Minefop, à travers le PIAASI, par exemple, va former les promoteurs de ce secteur sur les modules qui ont un fort impact sur leurs activités. Nous continuerons d'accorder des appuis financiers dans la mesure du possible, en fonction du volume de notre enveloppe et avec un souci d'équité pour que les jeunes, où qu'ils soient, valides ou handicapés, diplômés ou non, indifféremment de leur statut sérologique qu'ils en bénéficient.

Pour finir, le renforcement des activités du PIAASI vers la migration des acteurs du secteur informel vers le formel va s'intensifier à partir de 2013 notamment avec la promotion des regroupements professionnels et l'immatriculation de ces derniers auprès des institutions telles que la CNPS, les chambres consulaires et autres.

Nous n'oublions pas les call-boxeurs et les autres ceci conformément au décret N°2012/644 du 28 décembre 2012 portant organisation du Minefop. L'assainissement de ces secteurs permettra aux pouvoirs publics de donner un savoir faire aux jeunes du secteur informel. De même, des ministères sectoriels développeront des projets et programmes d'insertion professionnelle. Il faut dire que désormais, l'octroi des aides sera désormais subordonné à la présentation d'une attestation de fin de formation professionnelle.

Le Président de la République a annoncé la création de 200.000 emplois dans le secteur formel en 2013. Comment cela va-t-il se passer et quels sont les principaux secteurs concernés ?

C'est une très bonne question. Après le recrutement des 25.000 jeunes diplômés dans la fonction publique, le Chef de l'Etat que je me permets de remercier encore pour cette initiative salutaire, a initié des mesures fortes en faveur de l'accroissement de l'offre d'emploi à travers le secteur privé. Je voudrais me permettre de saluer chaleureusement le projet de loi portant code d'incitations à l'investissement en république du Cameroun. L'adoption de cette loi et son application vont permettre de créer plusieurs milliers d'emplois à travers les investissements privés au Cameroun et en contrepartie d'importantes dérogations fiscales et douanières.

Pour revenir à votre question, disons que les 200.000 emplois qui seront créés en 2013 découlent du volume global de création d'emploi de toute l'économie camerounaise. Ce volume est estimé à 900.000, tous secteurs confondus. Pour l'année 2013, l'investissement public va générer 90.000 emplois. Les entreprises privées et parapubliques et les administrations publiques vont créer 60.000 emplois. Les grands projets vont en créer 10.000 et 40.000 proviendront de la mutation des acteurs du secteur informel vers le secteur formel. Les secteurs les plus concernés sont par ordre d'importance : l'agriculture, les bâtiments et travaux publiques et les services (commerce, transport, TIC, hôtellerie, tourisme et restauration).

Au-delà de ce chiffre, ya d'autres prévisions de création d'emplois au cours de cette année au niveau de votre département ministériel ?

Mon département ministériel joue le rôle de comptable en matière de création d'emploi dans tous les secteurs. Il en tend donc en 2013 accélérer le plaidoyer auprès des autres administrations et promoteurs d'investissement afin qu'ils placent l'emploi au centre de leurs préoccupations conformément au DSCE. C'est à ce titre qu'il met en place un cadre juridique où les emplois HIMO (haute intensité de main d'œuvre NDLR) en partenariat avec le ministère du travail et de la sécurité sociale et les autres administrations consommatrices de la technologie Haute intensité de la main d'œuvre que sont : le MINTP, le MINDUH et les communes. Enfin, nous allons développer une coopération ciblée avec le BIT, l'UNESCO, l'AFD etc.

Quels sont les résultats auxquels vous êtes parvenus au terme des différents carrefours des métiers organisés lors des célébrations de la fête de la jeunesse ?

Le retour que nous avons de ces manifestations est positif. Qu'il s'agisse de la deuxième édition des carrefours des métiers ou de la semaine emploi jeune organisé par le FNE pendant la semaine de la jeunesse. Vous suivez souvent le directeur général du FNE à ce sujet chaque fois que vous lui donnez l'occasion d'en parler. Pour ne parler que des trois dernières années, le FNE a accueilli entre 1.200 à 3.500 jeunes visiteurs dans ses stands tous les jours pendant cette semaine. C'est déjà un indicateur du succès de l'opération.

Mise au point - MINEFOP : La tension vers l'excellence

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Par AHMADOU ISSA,
Chef de Cellule de Communication du MINEFOP

Apres le discours du Chef de l'Etat à la jeunesse le 10 février dernier et l'annonce de 200.000 emplois à créer en 2013, beaucoup de voix discordantes se sont faites entendre, soit pour applaudir l'initiative, soit pour crier au scandale. D'aucuns sont même allés jusqu'a opposer le discours du Chef de l'Etat à celui du Ministre de l'emploi et de la formation professionnelle tenue au cours de la Conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et des organismes sous-tutelle du Ministère de l'Emploi et de la Formation Professionnelle des 24 et 25 janvier ici à Yaoundé. D'autres encore, plus nombreux, doutent même de la capacité de leurs pays et de ceux qui ont la charge de conduire les affaires publiques à créer des emplois à la hauteur du chiffre annoncé en le critiquant vivement ou en s'y opposant farouchement. Dans un contexte marqué par la propagation de pratiques inciviques et la pauvreté, de telles dissonances peuvent semer le doute dans l'esprit de ceux dont les besoins en emploi restent encore à assouvir.

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Les déclarations publiques de Monsieur le Ministre de l'emploi et de la Formation Professionnelle n'ont jamais eu la moindre prétention de s'inscrire dans une logique contradictoire. Au contraire, il est � � �� �� � re l� @ � dentielle sur l'emploi et les prévisions particulièrement optimistes de ce département ministériel, chargé de l'élaboration et de la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière d'emploi, de formation et d'insertion professionnelles.

Ainsi, le bilan consolidé en termes de création d'emplois au Cameroun, communiqué par le MINEFOP, a affiché un score de 160.000 en 2012. C'est à la lumière de ce bilan, somme toute élogieux, qu'une prospective de 200.000 emplois à été projetée pour l'année en cours. Pourra-t-on atteindre ce chiffre qualifié pharaonique ? C'est à la fin de l'année 2013 que le bilan sera fait. Il ne s'agit donc ni, de « sorcellerie » encore moins de « maraboutage » comme l'ont laissé entendre certains invités à des émissions de débats radio télévisés le week-end passé.

D'ailleurs, dans son interview publiée dans le quotidien gouvernemental, Cameroon Tribune du 14 février dernier, le Ministre à estimé le volume global de création d'emploi de toute l'économie camerounaise à 900 000, tous secteurs confondus. Il a indiqué au cours de la même interview que les 200.000 emplois qui seront créés en 2013, découleront de ce volume global. En détail, pour l'année en cours, il a précisé que l'investissement public va générer 90.000 emplois. Les entreprises privées et parapubliques et les administrations publiques vont créer 60.000 emplois. Les projets structurants vont en créer 10.000 et 40.000 proviendront de la mutation des acteurs du secteur informel vers le secteur formel. Il a ajouté afin que nul n'en ignore que les secteurs les plus concernés sont par ordre d'importance : l'agriculture, les bâtiments et travaux publiques et les services (commerce, transport, TIC, hôtellerie, tourisme et restauration).

Outre donc cet engagement politique, le Ministre Zacharie PEREVET invite les chefs d'entreprises à agir en synergie avec les pouvoirs publics pour porter une attaque foudroyante au chômage qui garde encore des dents longues dans notre pays et cause ainsi du tort à notre économie qui est actuellement entrain d'exprimer tout son potentiel.

L'activité informelle qui est l'une des grandes préoccupations du MINEFOP va figurer dans l'ordre des priorités indiquées. Sa forte prévalence, de l'avis des têtes couronnées de notre économie, n'est pas favorable à la croissance même si ce secteur absorbe la plus grande partie de la main d'œuvre avec plus de 90% d'actifs.

Les défis auxquels le MINEFOP doit faire face pour renforcer la visibilité du marché de l'emploi sont les mêmes que ceux à relever pour consolider voire relancer et améliorer notre tissu de formation pour le grand bien de la compétitivité de notre économie et même de la paix sociale.

L'apport de tous est donc indispensable pour faire de l'emploi effectivement un vecteur de la croissance, comme nous y contraint tous le DSCE (Document de stratégie de la croissance et l'emploi). Nul n'est donc de trop et aucune initiative n'est laide. La beauté d'un tapis tenant à la diversité de ses couleurs, comme le disait AMADOU HAMPATE BÄ, l'harmonie de nos forces et de nos idées peuvent soulever des montagnes de chômage et créer des conditions favorables à une grande insertion des désœuvrés. Pour cela et pour cela seulement, les jeunes peuvent continuer à fonder leurs espoirs sur le gouvernement à travers ce ministère qui a été créé en 2004 pour s'occuper de la politique citée plus haut.

Les partenaires comme le GICAM, la CNPS, le MATGENIE, l'IAI, le SYNDUSTRICAM pour ne citer que ceux-là ont compris l'enjeu et ont pris le départ avec le MINEFOP pour apporter des réponses concrètes à l'employabilité des jeunes.

Quel mécanisme mettre en place pour obtenir les 200 000 emplois, c'est l'article que nous vous promettons la semaine prochaine.

Emplois décents : Les défis d’une formation professionnelle inclusive

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La prudence doit être requise lorsqu'on veut adresser la problématique d'emploi car la lutte contre le chômage s'accommode mal des postures surréalistes.

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J'avais promis de vous entretenir cette semaine sur les mécanismes à mettre en place en vue d'atteindre, sinon approcher les 200.000 emplois annoncés dans le secteur formel en 2013. Pour des raisons évidentes liées à des séries de concertations entre les parties prenantes de cet objectif, j'ai préféré différer la réalisation de cette promesse en attendant que les réflexions en cours dévoilent toutes leurs batteries de mesures pour attaquer les fléaux dénoncés par le sommet de l'Etat. La démarche nous semble indiquée parce que les annonces du chef de l'Etat sur des problèmes précis comme ceux liés au chômage suscitent souvent des convoitises, s'ils ne font pas naître des vocations subites chez des gens qui n'ont généralement rien à voir avec les questions d'emploi. Il serait prétentieux d'annoncer la fumée blanche en lieu et place des acteurs qui sont entrain de mutualiser leurs ressources et d'affiner leurs stratégies et tactiques pour l'assaut final. Le risque est grand de livrer sur la place publique des mesures immatures.

Le sujet de la semaine va traiter de quelques généralités sur le dispositif institutionnel chargé d'adresser la problématique d'emploi. Il s'agit du Ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle. Sa mission générique est l'élaboration et la mise œuvre de la politique du gouvernement en matière d'emploi, de formation et d'insertion professionnelles. Cette mission générique n'enlève en rien son caractère transversal.

La question d'emploi est, depuis plus d'une décennie, une préoccupation réelle de tous les pays du monde, indépendamment de leur niveau de développement. Il s'agit pour les Etats, d'un défi majeur à relever, compte tenu du rôle capital de l'emploi pour le maintien de la paix sociale, de la stabilité et du développement durable des sociétés. Le Cameroun n'échappe pas à cette situation d'ensemble. Les différentes réformes initiées dans le cadre des politiques d'ajustement structurel en vue de rétablir les grands équilibres macro-économiques - même si elles ont permis de retrouver le chemin de la croissance économique - n'ont eu que des effets mitigés en termes de création d'emplois.

C'est dans cet environnement caractérisé, entre autres, par une forte croissance démographique qui accélère l'afflux de jeunes sur le marché du travail, que la problématique de l'emploi devient particulièrement préoccupante au Cameroun et appelle de la part de tous les acteurs, au premier rang desquels les pouvoirs publics, une action vigoureuse et durable en faveur d'une croissance économique soutenue et créatrice d'emplois décents.

Après cette brève mise en contexte, intéressons-nous aujourd'hui spécifiquement à la formation professionnelle puisque c'est la variable qui influence de manière déterminante sur l'emploi. L'analyse de son système, faite par les spécialistes, met en évidence de nombreuses insuffisances qualitatives, quantitatives et organisationnelles. Ils ont indiqué qu'un tel système ne permettait pas le positionnement de la formation en adéquation avec les besoins réels de l'économie. Ils ont ajouté que cette contrainte centrale réduisait la capacité de ce sous-secteur à assurer la régulation des flux, et à contribuer à la croissance et à la réduction de la pauvreté ; à organiser les formations continues des travailleurs et la formation des formateurs en quête de reconversion ou de requalification professionnelles.

La création du Ministère de l'Emploi et de la Formation Professionnelle par décret N°2004/320 du 08 décembre 2004 portant organisation du Gouvernement coule donc de source. La naissance de ce département ministériel s'est donc naturellement accompagné aussi tôt de l'héritage d'un lourd passif provenant aussi bien de l'ex Ministère de l'Emploi, du Travail et de la Prévoyance Sociale que de l'ex Ministère de l'Education Nationale. Ce passif est composé pour ce qui est du volet formation professionnelle, de 180 SAR/SM dont la quasi-totalité est sans équipements adéquats et se trouvent dans un état de délabrement avancé faute d'investissements suffisants, et de 06 Centres de Formation Professionnelle Rapides publics dont 05 fonctionnels dont deux pour les métiers industriels basé à PITOA dans le Nord et l'autre à Douala. C'est à ce dispositif institutionnel que la stratégie du secteur éducatif a assigné l'exaltante tâche d'accueillir 50% des sortants du système éducatif formel et leur offrir une formation professionnelle inclusive centrée sur les métiers. De manière opérationnelle, il devrait s'agir notamment de doter chaque région d'un centre public de formation professionnelle d'excellence auquel les structures privées devraient se référer en tenant compte des potentialités économiques de chaque région. Autrement dit, la stratégie sectorielle du système éducatif, en cours de révision, assigne au MINEFOP de réguler les flux des sortants, sans qualification professionnelle, des divers sous-secteurs de l'éducation (primaire secondaire, supérieur) estimés à 150 000 jeunes par an et ce jusqu'à l'horizon 2015. Ceci suppose que le MINEFOP a la responsabilité de donner à ces jeunes les compétences dont ils ont besoin pour trouver ou créer des emplois. Dans le même sillage, le document de stratégie pour la croissance et l'emploi a prescrit en matière de formation professionnelle de s'orienter vers une formation professionnelle probante et basée sur l'approche par compétence.

Instruments de pilotage

Des instruments de guidance, validés avec les partenaires des milieux socioéconomiques et professionnels, ont été élaborés pour la cause mais aussi dans la dynamique d'accompagnement de l'émergence du Cameroun. Il s'agit du document de politique nationale de l'emploi et de formation professionnelle ; de la stratégie de la formation professionnelle, de la réforme des SAR/SM en vue d'en faire des véritables centres des métiers ; du document intermédiaire de la politique nationale de l'orientation professionnelle ; de l'offre de formation professionnelle ; du plan d'action pour l'emploi qui est entrain d'être mis en œuvre par le ministère de la jeunesse et de l'éducation civique entre autres. Toutes ces actions et activités se sont appuyées sur une ingénierie qui comprend, le développement de formation et des évaluations, le cadre juridique et réglementaire, le partenariat, les infrastructures et l'appui aux structures privées de formation professionnelle. Ce travail préalable de balisage était nécessaire au cas où le pays aurait besoin de solliciter le soutien des partenaires au développement.

C'est dire que toutes ces initiatives reposent sur une vision macro économique pertinente dont les indicateurs forcent l'optimisme et en couragent ceux qui sont encore empêtré dans une gangue pessimiste de s'engager. Une floraison d'autres instruments sont aussi élaborés. Il s'agit notamment du répertoire opérationnel des emplois et des métiers au Cameroun (ROMEC). Ce document permettra de mieux orienter les jeunes et moins jeunes vers les filières de formation beaucoup plus porteuses. D'une manière générale, cet instrument va faciliter une grande lisibilité du marché de l'emploi et s'associera à l'Observatoire National de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (ONEFOP), pour ôter au marché de l'emploi son opacité et lui rendre sa transparence. En effet, hier comme aujourd'hui, il est établi que pour comprendre le fonctionnement d'une économie, il est fondamental de connaître le nombre d'emplois crées, le pourcentage de la population active qui travaille et l'inscription de nouvelles personnes au chômage notamment. Les indications claires sur le marché de l'emploi sont de ce fait, un thermomètre révélateur de l'état de santé générale d'une économie. Lorsqu'on ajoute à ces indicateurs, les facilités qu'offrira le code des investissements en cours de révision, il sera probable de conclure à l'harmonie entre les promesses de 200 000 emplois à créer en 2013 et les fondamentaux de notre économie que les spécialistes qualifient déjà de « bon ».

En dehors du ROMEC qui propose des métiers centrés sur les besoins du marché local, cité plus haut, il existe une autre gamme de métiers que le Cameroun voudrait offrir à l'international. Ces métiers sont consignés dans le ROAME (Répertoire opérationnel Africain des Métiers et des emplois). Ce répertoire est en cours d'élaboration de manière concertée avec principalement (3) trois autres pays africains que sont le Benin, le Mali, et le Sénégal auxquels se sont joints, comme observateurs, la Côte d'Ivoire et le Togo. Cet instrument permettra à ces pays de disposer d'un outil commun de gestion de leur marché de travail mais aussi de mise en concurrence et en cohérence de la dynamique de la coopération économique Sud/Sud , en plus qu'il permettra d'assurer la mobilité professionnelle. Ce document sera près dans (3) trois mois et les secteurs ciblés prioritairement sont l'industrie et l'agriculture.

Malgré tous ces efforts, l'offre de formation professionnelle reste encore insuffisante, tant sur le plan qualitatif que quantitatif. Le Ministère de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, pour sa part continue de plaider pour la cause des 06 Centres Publics de Formation Professionnelle Rapide et les 186 Sections Artisanales Rurales et Sections Ménagères (SAR/SM) opérationnels qu'ils soient suffisamment dotés d'infrastructures et d'équipements afin qu'ils retrouvent l'attractivité du public qu'ils n'auraient dû perdre. Les structures privées de formation professionnelle qui représentent plus de 90% de l'offre de formation professionnelle continueront de bénéficier d'un accompagnement soutenu et d'une attention toute particulière dans leurs efforts de promouvoir l'adéquation formation/emploi même s'il faut maximiser sous contrainte.

Partenariat

Pour se donner les moyens de ses ambitions, le MINEFOP a noué des partenariats avec le secteur productif et les administrations sectorielles dès 2006 après les tous premiers états généraux de l'emploi organisés un an plus tôt. Des plateformes de collaboration ont été conclues avec le milieu socioprofessionnel dans l'optique d'assurer la formation par alternance, organiser la formation par la voie de l'apprentissage et de faciliter l'insertion des apprenants. C'est ainsi que des conventions et protocole ont été signés avec, entre autres, la CRTV à travers son centre de formation professionnelle de l'audiovisuel ; le Groupement Inter patronal du Cameroun (GICAM) ; la Chambre de Commerce, d'Industrie, des Mines et de l'Artisanat ; le Syndicat Professionnel de l'Industrie Hôtelière et du Tourisme ; l'Institut Africain d'Informatique, représentation du Cameroun ; la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale ; le Matériel du Génie Civil (MATGENIE). L'extrant recherché est de donner une qualification de pointe à la main d'œuvre Camerounaise de sorte quelle réponde aux standards internationaux

AHMADOU ISSA,
Chef CELCOM/MINEFOP

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